Garmin Fenix 8 AMOLED : mon avis après deux ans d’utilisation

Deux ans après son achat, ma Garmin Fenix 8 AMOLED 51 mm est toujours à mon poignet. Trail, course à pied, randonnée, renforcement musculaire et même parfois golf : elle m’accompagne presque partout. Je n’utilise probablement que 10 % de ses capacités, mais suffisamment pour savoir ce qui m’est vraiment utile… et ce qui m’agace.

Les tests de montres GPS sont souvent publiés quelques jours ou quelques semaines après leur sortie. Celui-ci arrive beaucoup plus tard.

J’ai acheté ma Garmin Fenix 8 AMOLED en 2024 pour remplacer une Fenix 5 qui commençait sérieusement à accuser son âge. Pas de dotation, pas de partenariat : la montre a été achetée avec mon argent et cet avis repose simplement sur deux années d’utilisation.

Mon histoire avec les montres GPS remonte d’ailleurs encore plus loin. Ma première était une Garmin Forerunner 305, ce gros boîtier rectangulaire qui ressemblait davantage à un petit GPS attaché au poignet qu’à une montre.

Vingt ans plus tard, la Fenix 8 est tout de même beaucoup plus élégante.

Je l’utilise aujourd’hui quasiment tous les jours, avec autour d’une dizaine d’heures d’activité par semaine : trail, course à pied, randonnée, renforcement musculaire… et quelques parties de golf.

Assez longtemps, surtout, pour oublier l’effet nouveauté.

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La 51 mm paraît énorme… puis on s’y habitue

J’ai choisi la version AMOLED 51 mm, principalement pour l’autonomie et le confort de lecture.

Au début, elle paraît franchement grosse. Puis on finit par ne plus y penser.

Deux ans plus tard, sa taille ne me gêne plus du tout et je profite surtout du grand écran pour suivre une trace ou lire une carte. Malgré son gabarit, je la trouve suffisamment élégante pour la porter toute la journée.

Elle a aussi bien encaissé ces deux années. Trails, randonnées, entraînements en salle, petits chocs du quotidien : elle ne donne pas vraiment de signes de fatigue.

Une recharge tous les quinze jours

C’est probablement l’une de ses qualités que j’apprécie le plus.

Avec mon utilisation, je recharge la Fenix 8 environ une fois tous les quinze jours, malgré plusieurs heures de GPS chaque semaine.

Garmin annonçait jusqu’à 29 jours en mode montre connectée pour cette version 51 mm, dans des conditions évidemment bien différentes d’une utilisation quotidienne avec GPS, musique et suivi permanent.

Dans la vraie vie, ce qui m’importe est beaucoup plus simple : avant une randonnée ou une sortie trail de plusieurs heures, je ne me demande quasiment jamais si la batterie tiendra jusqu’au retour.

Et c’est exactement ce que j’attends d’une montre outdoor.

Cartographie et parcours : difficile de revenir en arrière

Je charge régulièrement des traces sur la montre, surtout en randonnée et en trail.

Pouvoir jeter un œil au poignet à une intersection plutôt que sortir le téléphone est devenu tellement naturel que j’aurais du mal à revenir en arrière.

C’est aussi là que l’écran AMOLED et le format 51 mm prennent tout leur intérêt. La carte est suffisamment grande pour comprendre rapidement où aller sans rester le nez collé au cadran.

Je l’utilise beaucoup sur les sentiers de La Réunion, où une trace GPS peut rapidement devenir utile lorsque les itinéraires se croisent ou que l’on découvre un secteur. C’est d’ailleurs le même retour de terrain qui nourrit notre sélection des plus belles randonnées de La Réunion testées sur le terrain.

Entre ma Fenix 5 et cette Fenix 8, c’est probablement l’usage sur lequel j’ai ressenti le plus gros progrès.

Cartographie et suivi d’un parcours sur Garmin Fenix 8 AMOLED
La cartographie est devenue l’une des fonctions que j’utilise le plus en trail et en randonnée.

PacePro, sur route mais aussi en trail

J’utilise également beaucoup PacePro pour préparer mes courses.

L’intérêt n’est pas simplement d’entrer un chrono et de suivre une allure moyenne. On peut construire sa stratégie kilomètre par kilomètre ou prévoir des tronçons différents en fonction du dénivelé.

Sur route, cela permet par exemple de partir volontairement plus lentement puis d’accélérer. C’est plus intéressant qu’une simple vitesse moyenne de course tenue du début à la fin.

Mais je m’en sers aussi en trail.

Une allure au kilomètre n’a évidemment plus beaucoup de sens lorsqu’une portion grimpe brutalement ou devient très technique. En revanche, préparer des objectifs différents en fonction du profil permet de conserver un fil conducteur.

Je ne suis jamais le plan au pied de la lettre. En trail, le terrain, la météo et surtout les jambes du jour peuvent rapidement envoyer les prévisions à la poubelle.

Mais PacePro me permet de savoir si je suis globalement dans mon scénario et surtout d’éviter de me griller dans les premières heures. Sur des terrains comme ceux que l’on rencontre en trail à La Réunion, cette gestion de l’effort compte souvent davantage que l’allure brute.

Deezer, les appels et un petit air de K2000

Certaines fonctions ne sont pas indispensables, mais finissent par devenir agréables au quotidien.

J’utilise par exemple Deezer directement depuis la montre. Sur certaines sorties, pouvoir partir seulement avec la Fenix et des écouteurs, sans téléphone, est plutôt appréciable.

Autre fonction que je pensais assez gadget : répondre directement à un appel depuis la montre lorsqu’elle est connectée au téléphone.

Finalement, cela m’arrive.

Quand je cours avec le téléphone rangé, que j’ai les mains prises ou qu’il est simplement posé un peu plus loin, je décroche directement au poignet.

À chaque fois, j’ai quand même un peu l’impression d’être David Hasselhoff dans K2000, parlant à sa montre dans les années 80.

Tout le monde n’aura peut-être pas la référence.

C’est là que je vois que je vieillis.

Et oui, je l’utilise aussi pour jouer au golf

Ce n’est sans doute pas l’usage auquel on pense en premier sur Extérieur Sport, mais oui : il m’arrive aussi de jouer au golf.

Je l’utilise pour connaître rapidement la distance jusqu’au green, mesurer certains coups et tenir ma carte de score.

Je n’ai évidemment pas acheté une Fenix 8 pour ça.

Mais c’est assez représentatif de cette montre : même après deux ans, il m’arrive encore de découvrir des situations dans lesquelles elle peut m’être utile.

Le suivi du sommeil est parfois redoutable

Je porte également la montre la nuit et consulte régulièrement les données de sommeil.

Je ne prends pas chaque score Garmin pour parole d’évangile. Mais certains constats sont difficiles à ignorer.

Une soirée un peu arrosée, par exemple, laisse rarement la montre indifférente.

Le lendemain matin, le score baisse, la récupération paraît moins bonne et les données racontent généralement une nuit moins réparatrice. Même lorsqu’on a l’impression d’avoir plutôt bien dormi.

C’est assez redoutable.

Avec le temps, j’ai tout de même appris à garder de la distance avec ces chiffres. Si Garmin estime que je suis fatigué alors que je me sens très bien, ce n’est pas la montre qui décidera si je dois courir ou non.

Les données restent des indications, pas des ordres.

Score et qualité du sommeil affichés sur une Garmin Fenix 8
Le suivi du sommeil donne parfois des indications assez parlantes sur la récupération.

Ma fonction préférée ? Peut-être la lampe

C’est presque ridicule, mais c’est probablement l’une des fonctions dont je me sers le plus.

La Fenix 8 possède une véritable petite lampe intégrée au boîtier.

En trail ou en randonnée, elle peut évidemment dépanner dans le noir.

Dans mon cas, elle sert surtout à sortir les poubelles le soir et à aller aux toilettes au milieu de la nuit.

Pas exactement l’aventure outdoor montrée dans les publicités Garmin.

Mais c’est aussi tout l’intérêt d’un avis après deux ans : les fonctions qui deviennent les plus pratiques ne sont pas forcément celles que l’on aurait citées le jour de l’achat.

J’utilise probablement 10 % de ses capacités

C’est sans doute le meilleur résumé de ma relation avec cette montre.

Elle peut faire énormément de choses.

Beaucoup plus que ce dont j’ai réellement besoin.

Mes usages réguliers sont finalement assez simples : enregistrer mes activités, suivre des parcours, utiliser PacePro, écouter de la musique, regarder mon sommeil, jouer occasionnellement au golf, décrocher un appel et allumer cette fameuse lampe.

J’ai donc probablement acheté une machine largement surdimensionnée.

Un peu comme mon cerveau, dont je ne suis pas certain d’exploiter beaucoup plus de 10 % des capacités non plus.

Mais cette débauche de fonctions apporte aussi un confort : quelle que soit l’activité que je décide de faire, la montre sait presque toujours la gérer.

Ce qui m’agace après deux ans

Tout n’est pas parfait.

Le premier défaut est très terre à terre : le câble de recharge.

Le mien commence à faire des faux contacts. Il faut parfois repositionner la prise ou bouger légèrement la montre pour vérifier que la charge a réellement démarré.

Sur une montre de ce prix, c’est franchement agaçant.

L’autre irritation tient moins à la Fenix 8 elle-même qu’au rythme de renouvellement du marché.

Lorsque je l’ai achetée, elle représentait la nouvelle génération haut de gamme de Garmin. Deux ans plus tard, la Fenix 9 lui a déjà succédé. Nous avons comparé en détail les deux générations dans notre article Garmin Fenix 9 vs Fenix 8 : faut-il vraiment changer de montre ?

Je ne vais donc pas refaire ici le comparatif.

Ce qui m’intéresse davantage après deux ans est beaucoup plus simple : ma Fenix 8 fonctionne toujours parfaitement, reçoit des mises à jour, conserve une excellente autonomie et je n’ai encore rencontré aucune situation où je me suis dit qu’il me fallait absolument la nouvelle.

Sa durée de vie commerciale est finalement beaucoup plus courte que sa durée de vie réelle.

Garmin Fenix 8 : mon avis après deux ans

Est-ce que je rachèterais une Fenix ?

Oui.

Est-ce que j’ai besoin de toutes ses fonctions ?

Clairement pas.

Je pourrais certainement acheter une montre moins chère et couvrir l’immense majorité de mes usages. Mais j’apprécie toujours autant son autonomie, sa robustesse, son écran, sa cartographie et sa polyvalence.

Surtout, je n’ai aucune envie de la remplacer.

De ma vieille Forerunner 305 à cette Fenix 8, les montres GPS ont énormément changé. Moi, finalement, pas tant que ça : je veux toujours courir, marcher, savoir où je suis et enregistrer ce que je fais.

Avec quelques gadgets en plus.

La Fenix 8 n’est plus la dernière Garmin et elle est sans doute trop sophistiquée pour l’usage que j’en fais.

Mais après deux ans, elle est toujours à mon poignet et je n’ai aucune bonne raison de l’enlever.

Pour une montre déjà dépassée sur le papier, ce n’est pas si mal.