La Diagonale des Fous est rarement une simple affaire de palmarès. Entre références internationales, anciens vainqueurs et spécialistes réunionnais, l’édition 2026 promet une nouvelle fois une confrontation entre des profils très différents sur un terrain qui redistribue souvent les cartes.
À un mois du départ de la Diagonale des Fous 2026, les premiers grands noms annoncés commencent à donner une idée de ce qui nous attend le 15 octobre à Saint-Pierre. Et il y a du monde. Tom Evans, Jean-Philippe Tschumi, Beñat Marmissolle chez les hommes. Ruth Croft, Marianne Hogan ou encore Manon Bohard chez les femmes. À leurs côtés, plusieurs coureurs réunionnais capables de jouer très haut, notamment Fabrice Payet et Judicaël Sautron.
Sur le papier, l’affiche est belle. Mais la Diagonale a rarement été une course qui se gagne sur le papier.
Tschumi revient encore chercher ce qui lui manque
S’il y en a un qui connaît la frustration de la Diagonale, c’est Jean-Philippe Tschumi. Le Suisse a terminé deuxième en 2022 derrière Beñat Marmissolle, troisième en 2023 puis de nouveau deuxième en 2024. Trois podiums consécutifs, mais toujours pas de victoire.
À La Réunion, cette expérience compte. La technicité des sentiers, la chaleur, l’humidité, les longues descentes et surtout l’accumulation des difficultés rendent les comparaisons avec les autres grands ultras parfois hasardeuses.
Beñat Marmissolle possède justement ce que Tschumi recherche encore : une victoire. En 2022, seulement six minutes séparaient les deux hommes à la Redoute.
Et Tom Evans ajoute une dimension supplémentaire au plateau. Vainqueur de la Western States en 2023 et de l’UTMB en 2025, le Britannique possède des références internationales majeures. Sa capacité à les transposer sur les sentiers réunionnais sera l’un des grands sujets de cette édition.
Payet et Sautron, bien plus que des outsiders locaux
Il serait pourtant réducteur de transformer la course en confrontation entre quelques grandes vedettes internationales.
Fabrice Payet vient de terminer 6e de la Diagonale 2025, à moins de deux heures quinze du vainqueur Baptiste Chassagne. Une performance qui suffit à rappeler le niveau que peuvent atteindre les meilleurs Réunionnais sur leur terrain.
Judicaël Sautron connaît lui aussi parfaitement l’épreuve. Il avait notamment pris la 8e place en 2022, lors de la victoire de Marmissolle.
Sur une course où la connaissance du terrain et la capacité à encaisser plus de vingt heures d’effort irrégulier comptent autant que la vitesse pure, ce ne sont pas de simples noms ajoutés au plateau.
Croft, Hogan, Bohard : la course féminine promet aussi beaucoup
La confrontation féminine pourrait être tout aussi intéressante.
Ruth Croft arrive avec une victoire sur l’UTMB 2025. Marianne Hogan possède plusieurs podiums sur les plus grands ultras internationaux. Et surtout, Manon Bohard sait déjà comment gagner à La Réunion : elle s’était imposée sur la Diagonale en 2024.
Là encore, la question sera moins de savoir qui possède le plus beau palmarès que de voir qui saura le mieux s’adapter à une course qui ne ressemble vraiment à aucune autre.
Et une Diagonale qui change en 2026
Cette édition ajoutera encore une inconnue : le parcours évolue fortement. La Diagonale ne traversera plus Cilaos et affiche désormais environ 180 km et 10 200 m de dénivelé positif, contre 175 km en 2025. Le départ est prévu jeudi 15 octobre à 22 heures depuis Ravine Blanche, à Saint-Pierre.
Autrement dit, même les habitués vont devoir découvrir une partie du problème.
À un mois du départ, impossible évidemment de savoir qui arrivera réellement au sommet de sa forme à Saint-Pierre. Mais une chose est déjà certaine : entre les références internationales, les anciens vainqueurs et les spécialistes réunionnais, la Diagonale 2026 dispose de suffisamment d’ingrédients pour devenir l’une des grandes courses de cette fin de saison.
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